
LE SHIATSU, des origines à nos jours
Le Shiatsu s'inscrit dans la filière des techniques manuelles pratiquées depuis des millénaires en Extrême Orient.Si l'on en croit la tradition, l'Inde aurait été le berceau de toutes ces
disciplines corporelles de bien-être. Enseignées par des moines bouddhistes, ces techniques se propagèrent vers la Chine où elles se modifièrent sous l'influence conjuguée du Taoïsme et du
Confucianisme.
Au 7ème siècle environ, le Japon à son tour fut touché par ce phénomène, le TUI-NA et l'AN-MO virent le jour. Ces disciplines procédaient par vibrations, percussions et étirements. Au fur et à
mesure la technique, chinoise à l'origine, devint japonaise et connut son apogée entre 1600-1800 (1616-1867). Ces deux premières disciplines évoquées se fondirent en une seule et devinrent l'AN-MA.
A la demande du gouvernement de l'époque, cette dernière spécialité fut réservée aux non-voyants et évolua en une sorte de massage relaxant dénué de toutes connotations médicales.
Il faut attendre la dynastie MEIJI (1868) pour que l'AN-MA, privilégiant cette fois-ci la "pression", fasse à nouveau son apparition dans un contexte plus médical.Cette pratique prit alors le nom
de SHI-ATSU (pression des doigts) C'est seulement en 1954 que le SHIATSU fut reconnu officiellement par le Ministère japonais de la Santé comme une médecine à part entière. A
u début du XXe siècle, le Japonais Tokujiro Namikoshi (1905-2000) a été à l’origine de la création du shiatsu moderne. Sa technique a commencé à prendre forme alors qu’il n’avait que sept ans et
qu'il tentait de soulager les malaises de sa mère souffrant de polyarthrite rhumatoïde. Il a constaté qu'elle se sentait mieux lorsqu'il usait de pression avec ses pouces au lieu d'effleurement et
de massage. Ses maux ont finalement disparu et elle a vécu en très bonne santé jusqu'à l'âge de 88 ans.
Namikoshi a mis l’accent sur la physiologie et l'anatomie et délaissé la fonction des méridiens, pour rendre le shiatsu plus accessible au mode de pensée occidental. Quelques années plus tard, un
second maître, Shizuto Masunaga, réintroduisit les principes de base de la Médecine traditionnelle chinoise (cinq éléments, Yin et Yang, méridiens, etc.).
On retrouve donc aujourd’hui deux écoles de pensée principales, le Shiatsu de Namikoshi Sensei où le praticien n’utilise incidemment que ses doigts et ses paumes, et le Zen-Shiatsu de Shizuto
Masunaga Sensei, plus basé sur la médecine chinoise et les méridiens. En 1955, le ministère japonais de la Santé a reconnu officiellement le shiatsu comme médecine à part entière. En 1970, il
arrivait en France. En 1997, l’Union européenne l'identifiait comme l’une des huit méthodes de médecine complémentaire reconnues.